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Burkina: les présidents du Niger et du Tchad demandent aux putschistes de « regagner les casernes »

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Les présidents du Niger et du Tchad ont demandé lundi aux militaires putschistes du Burkina Faso de « regagner les casernes » et de céder le pouvoir au régime de transition burkinabè qui a été renversé par le coup d’Etat du 17 septembre.

« Qu’ils (militaires putschistes) déposent les armes et qu’ils regagnent les casernes, et qu’ils laissent la transition aboutir conformément au programme qui a été déjà établi », a affirmé le président tchadien Idriss Déby Itno en visite au Niger, lors d’une conférence de presse commune avec son homologue nigérien Mahamadou Issoufou.

Le régime de transition burkinabé, mis en place après la chute du président Blaise Compaore l’an dernier, devait se conclure par des élections présidentielle et législatives le 11 octobre.

Les putschistes du Régiment de sécurité présidentielle (l’unité d’élite qui a fait le coup d’Etat) « sont des soldats » et « ce sont des enfants du Burkina », alors « je leur demanderai de ne pas aller à contre-courant (de l’histoire) et prendre en otage tout un peuple », a lancé M. Déby.

« Nous souhaitons que le peuple burkinabè soit entendu, soit écouté », « il n’y a pas de solution durable en dehors des réponses aux aspirations du peuple », a estimé le président du Niger, Etat voisin du Burkina Faso.

La société civile et de nombreux habitants à Ouagadougou et dans les villes principales du Burkina ont manifesté lundi leur hostilité aux putschistes et au plan de sortie de crise proposé par la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Dans un communiqué conjoint, les deux présidents ont également « invité les acteurs civils et militaires » du Burkina à « plus de responsabilité et d’attachement à la démocratie et au patriotisme ».

Le Niger « est d’autant plus préoccupé » qu’il est déjà confronté à « des menaces sur ses frontières avec la Libye (au nord), avec le Mali (Ouest) et au sud les menaces de Boko Haram au Nigeria », a souligné M. Issoufou. « Nous ne souhaitons pas qu’il y ait une quatrième frontière du Niger qui puisse encore entraîner notre zone dans l’insécurité ».

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