La journée de Trump: règlement de comptes avec la presse

La journée de Trump: règlement de comptes avec la presse

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Donald Trump a laissé éclater sa frustration jeudi à l’égard d’une presse « malhonnête », de « fuites criminelles » au sein du gouvernement et de la situation « chaotique » dont il dit avoir hérité à la tête des Etats-Unis.

– Conférence de presse houleuse -Pendant près d’une heure et demie, Donald Trump a défendu avec virulence son début de mandat agité et s’est lancé dans de longues tirades contre les médias, au cours d’une conférence de presse houleuse à la Maison Blanche.

Le président américain a dénoncé « un niveau de malhonnêteté hors-de-contrôle » des médias et « la haine » dont il fait l’objet de la part de journalistes « qui ne parlent pas pour le peuple ».

« J’ai hérité d’une situation chaotique » aux Etats-Unis comme à l’étranger, a justifié Donald Trump, rejetant les accusations de chaos au sein de son administration qu’il décrit « comme une machine bien réglée ».

– Fuites ‘criminelles’ -Donald Trump a promis de démasquer les auteurs des « fuites criminelles » qui ont conduit à la démission de son conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn, pour des contacts inappropriés avec la Russie.

Le président américain dit avoir demandé une enquête au ministère de la Justice et accusé des « gens d’Obama » en poste dans les différentes agences du gouvernement d’être à l’origine des fuites à la presse.

« Vous verrez que cela va cesser maintenant que nos gens sont en place » a-t-il lancé.

Un ancien amiral dont le nom était cité pour succéder à Michael Flynn a décliné le poste. Le refus de Robert Harward laisse donc vacant le poste de conseiller à la sécurité.

– Journée sans immigrés -Des magasins et restaurants sont restés fermés jeudi à Washington, New York, Chicago et d’autres villes américaines, à l’appel d’une « journée sans immigrés ».

L’initiative visait à protester contre les politiques anti-immigration de Donald Trump et montrer le poids des immigrés dans l’économie américaine.

Dans le même temps, le président américain a renoncé à faire appel de la suspension de son décret migratoire et annoncé qu’il présenterait « la semaine prochaine » un nouveau décret pour « protéger complètement » les Etats-Unis de ressortissants de pays posant selon lui un risque terroriste.

– Un Etat ou deux Etats? -L’administration Trump a semé la confusion avec des déclarations contradictoires sur le soutien des Etats-Unis à la création d’un Etat palestinien.

« Nous soutenons absolument une solution à deux Etats », a déclaré au Conseil de sécurité la représentante américaine auprès des l’ONU, Nikki Haley, disant aussi songer « à des alternatives ».

David Friedman, l’ambassadeur en Israël nommé par Donald Trump a reconnu devant le Sénat américain chargé de sa confirmation qu’il n’avait « pas de meilleure option » que la solution à deux Etats, tout en se disant « sceptique » sur cette voie de règlement du conflit israélo-palestinien.

Donald Trump avait remis en cause mercredi un principe directeur de la diplomatie américaine en affirmant qu’il n’était pas plus attaché à la solution à deux Etats, qu’à celle à un seul Etat.

– Modération avec la Russie -Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a tempéré jeudi les velléités de rapprochement avec la Russie souvent exprimées par Donald Trump.

« Les Etats-Unis envisageront de coopérer avec la Russie lorsque nous pourrons trouver des domaines de coopération qui serviront les intérêts du peuple américain », a dit Rex Tillerson après une rencontre avec son homologue russe Sergueï Lavrov.

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