Nigeria: A Lagos, les mini-bus jaunes menacés de disparition

Nigeria: A Lagos, les mini-bus jaunes menacés de disparition

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Véritable institution à Lagos, le « danfo », mini-bus jaune qui permet chaque jour à des millions de personnes de se déplacer dans la chaotique et bouillonnante capitale économique du Nigeria, est aujourd’hui menacé de disparition.

Lundi, le gouverneur de l’Etat de Lagos, Akinwunmi Ambode, a annoncé qu’il envisageait de bannir ces véhicules d’ici la fin de cette année parce qu’ils sont « inacceptables et inadaptés pour une mégalopole », selon un communiqué du gouvernement.

Cette mesure serait la dernière d’une campagne effrénée lancée par les autorités pour dompter l’urbanisme sauvage de Lagos, réputée pour ses embouteillages et l’absence d’infrastructures – transports, aduction d’eau, électricité, etc.

L’objectif du gouverneur est de remplacer les bus – ainsi que les motos-taxis et les tricycles motorisés – par un système de transport public moderne.

« Quand je me réveille le matin, que je vois tous ces bus jaunes et des okada (motos) et toutes sortes de tricycles, alors que nous prétendons être une mégalopole; ce n’est pas vrai et nous devons reconnaître que notre réseau est défaillant », a-t-il dit.

« Nous voulons bannir les autobus jaunes cette année », a ajouté M. Ambode.

Comme d’autres grandes villes africaines, Lagos, où vivent plus de 20 millions de personnes, a vu sa population exploser ces dernières années, sans que suivent les infrastructures correspondantes.

La première phase d’un projet de transport ferroviaire urbain devait initialement être achevée en 2014, puis en décembre 2016, mais les travaux sont toujours en cours.

Les bus jaunes ne sont ni esthétiques ni écologiques – beaucoup ont des portes manquantes et crachent d’énormes nuages de fumée – et leurs chauffeurs n’ont qu’une vague idée du code de la route et n’utilisent qu’avec parcimonie clignotant et pédale de frein.

Mais leur faible coût en font un moyen de transport privilégié par de nombreux Nigérians.

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