Nouvelle Constitution au Gabon: scrutin présidentiel à deux tours, non-limite du nombre...

Nouvelle Constitution au Gabon: scrutin présidentiel à deux tours, non-limite du nombre de mandats

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Gabon President Ali Bongo Ondimba smiles during a Press Conference after his meeting with Tunisian President in Carthage Presidencial Palace in Tunis, Tunisia on September 5, 2014. Gabon President Ali Bongo Ondimba is on three-day official visit to Tunisia. Mohamed Hammi/Sipa Press/HAMMI_141616/Credit:HAMMI/SIPA/1409061422

 

La nouvelle Constitution gabonaise, adoptée mercredi par le Parlement, introduit un scrutin présidentiel à deux tours mais ne limite pas le nombre de mandats à la tête de l’Etat, selon le texte que l’AFP a pu consulter jeudi.

Autre nouveauté, c’est désormais le président de la République et lui seul qui « détermine la politique de la Nation », qui était auparavant déterminée par le président « en concertation avec le gouvernement ».

Cette nouvelle constitution – la septième depuis la fin du monopartisme au Gabon en 1991 – a été adoptée à la quasi unanimité du Congrès mercredi soir.

Elle entérine une demande de l’opposition, le scrutin à deux tours pour les élections présidentielles, alors que le président était auparavant élu lors d’un scrutin à un seul tour.

Par contre, la volonté d’introduire une limitation du nombre de mandats à la tête de l’Etat, voulue par l’opposition, n’a pas été retenue. Le président de la République « est élu pour sept ans (et) est rééligible », selon la nouvelle Constitution, qui emploie les mêmes termes que la précédente.

Le contenu initial du texte et ses éventuels amendements lors des débats parlementaires par l’Assemblée, le Sénat ou le Congrès, n’ont été rendus publics.

La nouvelle Constitution doit encore être examinée par la Cour constitutionnelle.

Cette révision de la Constitution a fait l’objet d’un débat intense au Gabon depuis octobre: l’opposition a bataillé sans relâche contre le projet, qu’elle a qualifié de « monarchisation du pouvoir ».

L’adoption de la nouvelle Constitution doit permettre la mise en application des actes du « dialogue politique » (mars-mai 2017), souhaité par l’exécutif pour tourner la page d’une présidentielle 2016 marquée par des violences post-électorales.

Le scrutin a abouti à la réélection contestée d’Ali Bongo Ondimba (fils du président Omar Bongo mort en 2009), au pouvoir depuis 2009, alors que l’opposition considère son adversaire Jean Ping comme « président élu ».

Les élections législatives, prévues initialement en décembre 2016 et reportées à deux reprises, devraient finalement se tenir autour d’avril 2018, selon le gouvernement.

L’opposition hésite entre boycott et participation au scrutin, dans un pays qui n’a jamais connu de cohabitation.

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