US Open – New York étouffe sous la chaleur humide, sueurs froides...

US Open – New York étouffe sous la chaleur humide, sueurs froides pour Djokovic

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Températures dépassant les trente-cinq degrés, humidité accablante : l’US Open, où Novak Djokovic s’est fait une frayeur pour ses premiers pas mardi, est plongé sous une chaleur étouffante.

. Conditions d’enfer

Il n’y a qu’à voir les corps ruisselants, les tenues imbibées et les visages rougis des joueuses et des joueurs pour comprendre.

« Une humidité infernale »: lundi soir déjà, après son match face à son compatriote David Ferrer qui avait tourné au concours de tee-shirts mouillés, le N.1 mondial Rafael Nadal avait dressé le tableau.

Mardi, les abandons ont fleuri sur les courts new-yorkais. Ca a commencé avec l’Argentin Leonardo Mayer, dont la tension a été prise après seulement une heure de jeu. Puis le Lituanien Ricardas Berankis et le qualifié italien Stefano Travaglia, victime de crampes, ont suivi en début d’après-midi. Soit près de la moitié (3 sur 8) des matches masculins terminés jusqu’alors.

Des « conditions extrêmes » qui ont conduit les organisateurs à accorder « dix minutes de pause entre les troisième et quatrième sets » des simples messieurs, une règle mise en place pour la toute première fois à l’US Open et qui sera reconduite « au jour le jour », ont-ils précisé.

Dans le tableau féminin, ça n’a pas empêché les premières têtes de série de poursuivre leur parcours : la N.2 mondiale Caroline Wozniacki, l’Allemande Angelique Kerber (4e), la Tchèque Petra Kvitova (5e) et la Lettonne Jelena Ostapenko (10e) ont franchi le premier tour.

C’est même avec humour que la première a préféré gérer la situation: « Entre les jeux, je me disais que j’étais à la plage, une Margarita dans la main ! », a plaisanté la Danoise.

Mayer, lui, n’avait pas le coeur à rire: « Tant qu’un joueur ne sera pas mort, ils (les organisateurs) n’arrêteront pas », a-t-il lâché.

. Djokovic « en mode survie »

Tout avait bien commencé pour « Djoko », plongé dans un bain de jouvence depuis son sacre de la renaissance à Wimbledon mi-juillet, qui, avec son trophée à Cincinnati il y a deux semaines, l’a repositionné comme prétendant au titre à New York. Mais comme beaucoup de joueurs, le Serbe de 31 ans a souffert de la chaleur humide ambiante, au point de perdre le deuxième set et de se retrouver mené 4-2 dans le troisième par le Hongrois Marton Fucsovics (41e).

L’ex-N.1 mondial s’est toutefois fait violence avant que la situation ne prenne un tour plus délicat: il a remporté les dix derniers jeux du match pour s’imposer en quatre sets (6-3, 3-6, 6-4, 6-0) et trois heures pile.

« A la fin du troisième set, je me suis mis à mieux jouer, à mieux sentir la balle. Avant, j’étais vraiment en mode survie. Je priais pour me sentir mieux », a reconnu Djokovic, qui a révélé s’être plongé dans un bain glacé aux côtés de son adversaire lors de la pause de dix minutes accordée aux deux joueurs.

Au tour, en soirée, du dernier membre du « Big Four » réuni pour la première fois en Grand Chelem depuis plus d’un an, Roger Federer, de faire son entrée en lice, face au Japonais Yoshihito Nishioka (177e).

Enfin, la Française Caroline Garcia, N. 6 mondiale, ne s’est pas éternisée: celle qui incarne, à 24 ans, les meilleurs espoirs français a écarté la Britannique Johanna Konta, ex-N.4 mondiale aujourd’hui 46e, 6-2, 6-2 en 75 minutes au premier tour. Sa prochaine adversaire, la championne olympique 2016 Monica Puig, s’est elle imposée 6-0, 6-0 !

En revanche, la première des cinq joueuses tricolores en lice mardi, Alizé Cornet (31e), accablée par la chaleur et l’humidité, a elle laissé filer un set et un break d’avance (4-6, 6-3, 6-2) face à la Suédoise Johanna Larsson (82e). Même quand elle a mené 6-4, 3-1, la Niçoise de 28 ans, serviettes remplies de glace autour du cou à chaque changement de côté, souffrait déjà physiquement. « C’est un cauchemar », a fini par sangloter la Française au cours de la manche décisive.

es/ps/sk

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