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Côte d’Ivoire: des milliers de personnes attendent Laurent Gbagbo dans son village

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Des milliers de personnes attendaient dimanche l’arrivée de l’ex-président Laurent Gbagbo dans son village natal de Mama, dans le centre-ouest de la Côte d’Ivoire, ont constaté des journalistes de l’AFP.

L’ancien président, rentré dans son pays il y a dix jours à la suite de son acquittement fin mars par la justice internationale, a quitté Abidjan à la mi-journée pour se rendre dans la région de Gagnoa, à environ 300 km au nord-ouest de la capitale économique ivoirienne.

Avant d’arriver à Mama, il devait aller à Blouzon, localité proche, se recueillir sur la tombe de sa mère Marguerite Gadô, décédée en 2014 alors qu’il était incarcéré à la prison de la Cour pénale internationale (CPI).

Dès l’aube, l’artère principale de Mama était le théâtre d’un ballet incessant de cars, de motos et de voitures particulières remplis de partisans de l’ancien président venus assister à son retour dans son village.

“Je ne pouvais rater un tel événement, le retour de l’enfant prodige”, lance un vieil homme portant une tenue en pagne, descendant d’un autocar.

“Ca fait dix ans qu’il n’a plus mis pied dans son village” et “personne ne veut rater ça”, s’exclame Eric Légré Gbagbo, un jeune homme affirmant porter le même nom que l’ex-président.

Les forces de l’ordre étaient présentes, mais se faisaient discrètes.

Entre la ville de Gagnoa et Mama, distants de cinq kilomètres, le service d’ordre était assuré par la jeunesse du village qui fouillait véhicules et passagers à des barrages.

Le retour de M. Gbagbo à Abidjan le 17 juin avait été marqué par de nombreux incidents entre ses partisans qui voulaient l’accueillir près de l’aéroport et les forces de l’ordre.

Laurent Gbagbo, au pouvoir depuis 2000, avait été arrêté en avril 2011 à Abidjan, puis transféré sept mois plus tard à la CPI de La Haye, où il était accusé notamment de crimes contre l’humanité, pour les violences commises à la suite de la présidentielle de fin 2010.

Le refus de M. Gbagbo de reconnaître sa défaite face à Alassane Ouattara avait provoqué une crise post-électorale sanglante ayant fait 3.000 morts.

Réélu en octobre 2020 pour un troisième mandat controversé, M. Ouattara a donné son feu vert au retour de Laurent Gbagbo quelques jours après son acquittement par la CPI.

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