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Des experts américains se penchent sur le vaccin Johnson & Johnson

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Un groupe d’experts de santé publique se réunit mercredi à la demande des autorités sanitaires américaines pour évaluer les risques du vaccin Johnson & Johnson, dont l’administration a été mise en pause aux Etats-Unis, et potentiellement préconiser des restrictions sur son usage.

Pendant cette réunion, diffusée en direct, les experts doivent présenter de nouvelles informations sur ce vaccin unidose contre le Covid-19, qui a déjà été administré à 7,2 millions de personnes aux Etats-Unis.

Un vote sur de nouvelles recommandations d’usage est prévu à 15H30 locales (19H30 GMT).

Elles pourraient notamment consister à déterminer une limite d’âge pour l’administration du vaccin, comme ce qui a été décrété en France, où les remèdes de Johnson & Johnson et d’AstraZeneca ne sont administrés qu’aux personnes de plus de 55 ans.

Ces restrictions s’appuient sur l’idée que dans le cas des individus âgés, plus susceptibles de développer des formes graves du Covid-19, les bénéfices d’une vaccination surpassent les dangers de potentiels effets secondaires.

L’Agence américaine des médicaments (FDA) a recommandé mardi une pause dans l’utilisation du vaccin de “J&J” afin d’enquêter sur six cas de femmes ayant développé des cas graves de caillots sanguins en association avec des bas niveaux de plaquettes après leur injection, aux Etats-Unis.

“Un cas s’est révélé mortel et une patiente se trouve dans un état critique”, a précisé un responsable de la FDA.

Deux des femmes concernées présentaient par ailleurs des caillots dans l’abdomen, soit des thromboses très inhabituelles, un phénomène aussi observé chez des personnes ayant reçu le vaccin AstraZeneca en Europe, a précisé mercredi Rochelle Walensky, directrice des Centres américains de lutte et de prévention des maladies (CDC), principale agence américaine de santé publique.

“Ensemble, les CDC et la FDA ont été en mesure d’identifier ces cas rares et d’agir rapidement pour prévenir les professionnels de santé et le public”, a-t-elle insisté.

Les individus ayant reçu le vaccin Johnson & Johnson doivent contacter leur médecin s’ils ressentent certains symptômes, comme des migraines, des douleurs abdominales, dans les jambes, ou des difficultés respiratoires.

Il a par ailleurs été conseillé aux médecins de ne pas traiter ce type de caillots sanguins avec les anticoagulants habituels, comme l’héparine, qui peuvent se révéler dangereux dans cette situation précise.

Les deux vaccins, Johnson & Johnson et AstraZeneca, utilisent la même technologie recourant à un adénovirus pour vecteur, qui est désormais en question.

C’est aussi le cas des vaccins russe Spoutnik V et chinois CanSino.

Pour le moment, les vaccins Pfizer/BioNTech et Moderna, qui utilisent eux la technologie nouvelle de l’ARN messager, n’ont pas été associés à des cas de thromboses veineuses cérébrales ou abdominales.

Le laboratoire Pfizer a indiqué mardi accélérer la production de son vaccin et pouvoir livrer aux Etats-Unis 10% de doses de plus que prévu d’ici fin mai.

“Il y a suffisamment de vaccins pour chaque Américain, c’est tout à fait indiscutable”, a quant à lui assuré le président Joe Biden.

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