fbpx
SIKKA TV

Guinée : le gouvernement interdit les manifestations au nom de la lutte anti-Covid

Ecouter l'article

Le gouvernement guinéen a annoncé l’interdiction de grandes manifestations politiques dans tout le pays jusqu’à nouvel ordre en invoquant le Covid-19, mais l’opposition a dénoncé une instrumentalisation de la pandémie pour faire taire les adversaires du président Alpha Condé.

L’interdiction, présentée comme un “rappel” par le gouvernement, est énoncée alors que le parti du principal adversaire d’Alpha Condé à la récente présidentielle appelait à manifester mercredi.

Le gouvernement rappelle aux partis politiques et mouvements alliés de la mouvance présidentielle, ainsi qu’à toutes les entités politiques et sociales, la suspension pour raison sanitaire des manifestations de masse sur toute l’étendue du territoire national“, a dit le porte-parole du gouvernement Aboubacar Sylla dimanche soir sur la télévision nationale.

En un an de tensions causées par la candidature de M. Condé à un troisième mandat, les autorités ont à plusieurs reprises interdit des rassemblements de l’opposition. Elles ont argué du risque de trouble ou, depuis son apparition en mars, du coronavirus. Ces interdictions étaient jusqu’alors édictées au coup par coup.

Une mesure exceptionnelle justifiée par l’état d’urgence

Le porte-parole du gouvernement a parlé d’une “mesure exceptionnelle justifiée par l’état d’urgence” instauré officiellement pour combattre la pandémie. Cette mesure “provisoire” sera levée quand des “progrès significatifs” auront été constatés contre le coronavirus, a-t-il dit.

L’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), parti du principal challenger de M. Condé à la présidentielle du 18 octobre, avait appelé à manifester mercredi contre ce qu’elle appelle un “hold-up” électoral et l’arrestation de plusieurs de ses leaders après l’élection.

Nous condamnons fermement l’instrumentalisation et la politisation du Covid-19 pour protéger le hold-up électoral et les arrestations arbitraires“, dit un de ses responsables, Joachim Baba Millimono, dans une déclaration.

La candidature d’Alpha Condé à un troisième mandat a donné lieu à des mois de manifestations durement réprimées et de violences qui ont fait des dizaines de morts civils depuis octobre 2019 et dans les jours suivant l’élection.

ARTICLES SIMILAIRES

Nigeria: 31 morts dans des attaques contre des villages

SIKKA TV

Foot: l’UEFA “s’oppose fortement” à une Superligue européenne

SIKKA TV

Nigeria: le groupe djihadiste Boko Haram diffuse une vidéo des lycéens enlevés vendredi dernier

SIKKA TV

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. J'accepte Lire la suite

Politique de confidentialité et cookies