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Haïti : les assassins du président traqués par la police

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Au moins six mercenaires présumés semblent être d’anciens militaires colombiens, a annoncé, jeudi, le ministre colombien de la Défense.

a police haïtienne continue de traquer les membres du commando ayant participé à l’assassinat du président Jovenel Moïse, dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 juillet. Ce commando était composé de 26 Colombiens et de deux Américains originaires d’Haïti, a déclaré, jeudi soir, la police du pays. Les deux Américains et 15 Colombiens ont été arrêtés, a fait savoir Léon Charles, directeur général de la police haïtienne, lors d’une conférence de presse, tandis que trois Colombiens ont été tués et huit autres sont toujours en fuite.

Lire aussi : Le président haïtien Jovenel Moïse assassiné

« Les armes et les matériels utilisés par les assaillants ont été récupérés », a-t-il ajouté, affichant sa détermination à retrouver les huit personnes encore en fuite. Lors de la conférence de presse, plusieurs suspects ont été alignés contre un mur afin de les montrer aux médias, des passeports colombiens et des armes étant disposés sur une table. Onze des suspects interpellés ont été arrêtés dans le périmètre de l’ambassade de Taïwan à Port-au-Prince, où ils s’étaient cachés.

Au moins six mercenaires soupçonnés d’être impliqués dans cet assassinat semblent être d’anciens militaires colombiens, a annoncé jeudi le ministre colombien de la Défense, Diego Molano. « L’information initiale indique qu’il s’agit de ressortissants colombiens, d’anciens membres de l’armée. Nous avons donné des instructions […] à la police et à l’armée pour qu’elles coopèrent immédiatement au développement de cette enquête pour clarifier ces faits », a déclaré le ministre dans une vidéo envoyée aux médias.

« Y a-t-il plusieurs Premiers ministres nommés dans le pays ? »

Au moins deux hauts responsables policiers, directement chargés de la sécurité du chef de l’État, étaient eux-mêmes sur la sellette et convoqués devant la justice, a annoncé, jeudi, le chef du parquet de Port-au-Prince. Me Bed-Ford Claude, le commissaire du gouvernement de la capitale, s’est en effet interrogé sur l’apparente passivité – ou l’absence de réaction – des agents chargés de veiller à la sécurité de Jovenel Moïse.

Dans le pays, chacun restait jeudi aux aguets, les magasins, les banques commerciales, les pompes à essence et les petits commerces de la principale métropole haïtienne gardant portes closes. L’aéroport de Port-au-Prince a été fermé, tout comme la frontière avec la République dominicaine. « Nous faisons face à une situation très sérieuse actuellement » en Haïti, a souligné Helen La Lime, l’émissaire de l’ONU à Haïti. Elle a aussi estimé que le Premier ministre par intérim, Claude Joseph, représentait l’autorité responsable en Haïti tant que le nouveau Premier ministre, Ariel Henry, nommé lundi par le président Moïse, n’avait pas prêté serment. Elle a évoqué l’article 149 de la Constitution haïtienne à ce sujet. Ariel Henry conteste le pouvoir revendiqué par Claude Joseph.

L’un des derniers gestes politiques de Jovenel Moïse, mort à 53 ans, avait en effet été de nommer lundi un nouveau Premier ministre, Ariel Henry. Celui-ci n’avait pas encore pris ses fonctions. Mais, quelques heures après son assassinat, c’est le Premier ministre par intérim, Claude Joseph, qui a décrété l’état de siège, octroyant des pouvoirs renforcés à l’exécutif. Ce dernier est censé durer quinze jours. « Y a-t-il plusieurs Premiers ministres nommés dans le pays ? » a interrogé Ariel Henry, assurant que Claude Joseph n’était que ministre des Affaires étrangères. L’opposition politique a aussi accusé Claude Joseph d’accaparer le pouvoir.

Lire aussi : La Maison Blanche condamne le “terrible” assassinat du président haïtien Jovenel Moïse

Maintenir le calendrier électoral

« S’il y a effectivement un changement dans cette procédure, il devrait être le résultat d’un accord politique entre les parties concernées », a estimé Helen La Lime, en indiquant que Claude Joseph avait déclaré être « ouvert au dialogue ». Elle a fait savoir qu’au cours d’une entrevue mercredi avec ce dernier, Claude Joseph lui avait indiqué ne pas remettre en cause le calendrier électoral, avec un premier tour du scrutin présidentiel le 26 septembre et un deuxième tour en novembre.

« Quand le Premier ministre nous a rencontrés hier, il a dit qu’il tentait de maintenir ce calendrier », a précisé l’émissaire de l’ONU. « Il revient maintenant au gouvernement de Haïti et au peuple de travailler afin que ces élections puissent avoir lieu et que la population haïtienne soit en mesure de choisir ses dirigeants », a-t-elle fait valoir. L’émissaire a aussi révélé que Haïti avait fait à l’ONU « une demande d’assistance sécuritaire supplémentaire » et que cette demande avait été évoquée lors de la réunion du Conseil de sécurité.

Avec AFP

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