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Le gouvernement éthiopien dit oeuvrer au retour à la normale au Tigré

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Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a déclaré, lundi 7 décembre, que les forces séparatistes du Tigré n’ont pas les capacités de mener une guérilla dans la région du nord de l’Éthiopie, contrairement à ce qu’elles affirment. Le chef du gouvernement  assure être en train de rétablir l’ordre et les services de base dans cette région du nord du pays privée d’approvisionnement depuis un mois.

Vendredi, les Nations unies avaient indiqué que l’acheminement d’une aide humanitaire cruciale au Tigré était compliquée par la persistance de combats. Les troupes fédérales éthiopiennes se sont emparées fin novembre de Mekele, la capitale régionale du Tigré, et ont proclamé la fin de leur offensive déclenchée le 4 novembre dernier contre les forces du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Mais les chefs du TPLF assurent que leurs combattants continuent à harceler l’armée sur plusieurs fronts autour de Mekele.

“La phase active des opérations militaires est terminée”, a pourtant répété lundi le cabinet du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed dans un communiqué.   “Actuellement, la tâche principale du gouvernement est de (…) rétablir l’ordre public, garantir l’accès illimité de nos citoyens des zones touchées à l’aide humanitaire et réinstaller ceux ayant été contraints de franchir les frontières, et rétablir les services de transport et communications”, selon les services du Premier ministre.

Joint par l’AFP, un médecin de l’hôpital de Mekele ayant requis l’anonymat a cependant accusé dimanche des soldats de se livrer à de “nombreux pillages” dans la ville “privée depuis la semaine dernière de système formel de maintien de l’ordre”.   “À la suite de ça, des habitants de Mekele ont exprimé leur colère en bloquant des rues à travers la ville”, a-t-il ajouté, affirmant que deux manifestants avaient été tués et quatre grièvement blessés par des tirs de soldats éthiopiens.

Les restrictions d’accès à la région et les réseaux de communications encore largement hors service rendent difficile de vérifier de manière indépendante ces affirmations, comme celles du gouvernement. A l’hôpital de Mekele, la situation “est très critique. Nous avons formellement cessé d’assurer des soins, dont ceux aux blessés, car il n’y a plus d’électricité, plus de carburant pour le générateur, plus de gants, plus d’analgésiques, plus d’antibiotiques, plus de repas pour les patients et le personnel”, a affirmé ce médecin. “Même les ambulances ont été emmenées par les soldats pour des besoins militaires”, a-t-il ajouté.

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