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Niger: l’armée repousse une attaque de Boko Haram, trois assaillants tués

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L’armée nigérienne a repoussé mardi une attaque du groupe jihadiste Boko Haram, tuant trois assaillants à Bosso, une ville du Sud-Est du Niger sur les rives du Lac Tchad, a-t-on appris mercredi de source militaire et auprès des autorités locales.

Mardi “aux environs de 18h40 locales (17h40 GMT), les éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS) ont (…) repoussé une nouvelle attaque de Boko Haram à Bosso”, a indiqué dans un communiqué publié sur Facebook la Force multinationale mixte (FMM, qui associe Nigeria, Tchad, Cameroun et Niger).

“Côté ennemi: trois assaillants neutralisés (tués), un véhicule détruit”, a-t-elle précisé dans ce texte diffusé depuis Diffa, capitale régionale du Sud-Est nigérien. “Aucune victime” n’a été enregistrée parmi les militaires, selon elle.

Une mitrailleuse de 12,7 mm et trois fusils d’assaut Kalachnikov appartenant aux assaillants ont été récupérés, selon la FMM.

“Le restant de l’ennemi mis en déroute s’est échappé à bord de quatre véhicules (…) en direction des îles du Lac Tchad” et “le ratissage se poursuit avec nos forces terrestres et aériennes”, a-t-elle affirmé.

Un élu de Bosso a confirmé ce bilan auprès de l’AFP.

Cette attaque survient deux jours après le retour de près de 6.000 personnes dans la localité de Baroua, située près de Bosso, qui avaient fui en 2015 des attaques jihadistes. Boko Haram avait mené sa toute première attaque au Niger, le 6 février 2015, contre Bosso.

Le 3 juin 2016, une attaque massive de Boko Haram à Bosso avait fait 26 morts, 24 soldats nigériens et deux militaires nigérians de la FMM, ainsi que 55 tués du côté de Boko Haram, selon les autorités nigériennes.

Les assaillants avaient pris le contrôle de la ville, avant d’en être délogés le lendemain.

D’après une estimation établie par l’ONU quelques jours après cette attaque du 3 juin 2016, au moins 50.000 personnes avaient fui la zone. Une partie des habitants de Bosso avait ensuite regagné la ville, selon les autorités locales.

La région de Diffa abrite 300.000 réfugiés nigérians et déplacés fuyant depuis 2015 les exactions des jihadistes, selon l’ONU.

Le président nigérien, Mohamed Bazoum a déclaré mardi devant des diplomates étrangers à Niamey, qu’il se rendra “très bientôt” à Diffa pour “commencer les discussions” avec le gouverneur de l’Etat fédéré nigérian de Borno du “programme du retour des Nigérians” chez eux.

Outre les attaques de Boko Haram et de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) dans sa partie sud-est, le Niger doit également faire face à celles de groupes jihadistes sahéliens, dont l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), dans sa partie ouest.

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