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Nigeria: un leader indépendantiste arrêté et “enlevé” au Kenya, selon ses proches

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Un leader indépendantiste pro-Biafra arrêté en juin après une longue cavale et ramené au Nigeria pour y être jugé, a été détenu illégalement au Kenya et nécessite une assistance médicale, ont affirmé à l’AFP son épouse et son médecin.

Les autorités nigérianes avaient annoncé fin juin l’arrestation du chef du Mouvement indépendantiste pour les peuples indigènes du Biafra (Ipob), qui prône la sécession du sud-est du Nigeria, sans préciser où ni comment.

Sa femme Uchechi Okwu-Kanu, basée au Royaume-Uni, a déclaré à l’AFP qu’il était en voyage d’affaires au Kenya lorsqu’il a été arrêté et torturé pendant huit jours, avant d’être ramené au Nigeria, où il est désormais détenu. 

“Il a été enlevé sur le sol kenyan et emmené au Nigeria”, a-t-elle assuré, précisant que M. Kanu avait besoin d’être examiné par un médecin et de se procurer un traitement médical pour un problème cardiaque.

Le haut-commissariat britannique à Abuja s’est dit prêt à fournir une assistance consulaire à Nnamdi Kanu, qui est également citoyen britannique, et a demandé des éclaircissements sur les circonstances de son arrestation.  

Selon les avocats de Kanu, qui lui ont rendu visite cette semaine à Abuja, le leader de l’IPOB, âgé de 53 ans, voyageait avec son passeport britannique lorsqu’il a été “détenu illégalement” au Kenya. 

“Les forces de sécurité kenyanes l’ont d’abord accusé d’être un terroriste islamique (…) ce qui était apparemment un leurre pour le retenir jusqu’à l’arrivée des forces de sécurité nigérianes, qui l’ont ensuite extradé vers le Nigeria”, a déclaré à l’AFP l’avocat principal, Ifeanyi Ejiofor. 

La défense de M. Kanu prévoit de contester l’extradition de Kanu et son traitement, a-t-il précisé.

Une source diplomatique européenne au Nigeria a confirmé à l’AFP que Nnamdi Kanu avait été détenu lors d’un séjour au Kenya. 

Le ministère kényan de l’Intérieur a affirmé qu’il n’était pas du tout au courant de cette affaire, et le haut-commissaire du Kenya au Nigeria a nié dans les médias locaux toute implication de son pays dans cette arrestation.  

En juin, M. Kanu a comparu devant un tribunal d’Abuja, avant d’être placé en détention provisoire jusqu’à la reprise de son procès fin juillet, notamment pour “terrorisme”.

L’ex-Biafra, région déshéritée du sud-est essentiellement peuplée par la communauté Igbo, fut le théâtre d’une sanglante guerre civile entre 1967 et 1970. 

Après la mort de plus d’un million de personnes, notamment de famine, et l’échec de la rébellion, la “République du Biafra” avait fini par réintégrer le Nigeria. 

Mais les vélléités indépendantistes n’ont pas disparu dans cette région, secouée par de nombreux troubles, attaques de postes de police et de bureaux de vote depuis le début de l’année.

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