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Paul Rusesabagina, héros du film «Hotel Rwanda», condamné à 25 ans de prison pour «terrorisme»

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Connu comme un « juste » pour avoir sauvé un millier de personnes lors du génocide des Tutsis, Paul Rusesabagina était devenu un critique virulent du président Paul Kagame. La justice rwandaise l’a condamné ce lundi 20 septembre à 25 ans de prison pour terrorisme.

Le parquet avait requis la réclusion à perpétuité. La Haute cour pour les crimes internationaux a finalement prononcé une peine de 25 ans d’emprisonnement. Paul Rusesabagina a été reconnu coupable d’avoir été membre d’une organisation terroriste et d’avoir commis des actes terroristes, rapporte notre correspondante à Kigali, Laure Broulard.

En tant que président de la plateforme d’opposition en exil MRCD, dont la branche armée, le FLN, a revendiqué plusieurs attaques dans le sud du Rwanda en 2018 et 2019, Paul Rusesabagina était accusé d’être impliqué dans la mort de neuf Rwandais. Lui a toujours assuré que son rôle au sein du mouvement était limité à la diplomatie et a rejeté toute implication directe dans les attaques.

Il n’était pas présent pour écouter le verdict ce lundi, lui et sa défense boycottent en effet les audiences depuis le mois de mars, estimant le procès non équitable.

« Ce long procès a fait la lumière sur les activités terroristes du FLN dirigé par Paul Rusesabagina », a déclaré Yolande Makolo, la porte-parole du gouvernement rwandais, ajoutant que « les preuves contre les accusés étaient indiscutables, et que le peuple rwandais va se sentir en sécurité maintenant que justice a été rendue ».

Critiques de la Belgique

La Belgique – dont Paul Rusesabagina possède également la nationalité – n’a pas tardé à réagir. « Malgré les appels répétés de la Belgique à ce sujet, force est de constater que M. Rusesabagina n’a pas bénéficié d’un procès juste et équitable ; particulièrement en ce qui concerne les droits de la défense », a indiqué dans un communiqué la ministre belge des Affaires étrangères Sophie Wilmès, estimant que « la présomption d’innocence n’a pas été respectée », et que « ces éléments de facto remettent en question le procès et le jugement ».

Mme Wilmès doit s’entretenir avec son homologue rwandais, Vincent Biruta, à New York cette semaine, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, est-il précisé. « En attendant, la Belgique reste en contact étroit avec M. Rusesabagina », ajoute le communiqué.

Les États-Unis, qui lui ont décerné la médaille présidentielle de la liberté en 2005, se sont dit « préoccupés » par cette condamnation. « L’absence de garanties d’un procès juste remet en cause l’équité du verdict », a indiqué le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price.

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